no steak

(Source photo :http://www.franceinter.fr/emission-comme-on-nous-parle-no-steak)

« No steak » d’Aymeric Caron

8 janvier 2014 Edition J'ai lu, poche, 379 pages

 

« Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons de tuer des êtres vivants - 60 milliards d'animaux chaque année - pour nous nourrir. En effet, en 2050, nous serons près de 10 milliards, et nos ressources en terres et en eau seront insuffisantes pour que le régime carné continue à progresser. Mais au-delà des raisons économiques et écologiques, la science tend à prouver que, contrairement à ce que nous avons longtemps cru, les animaux exploités sont des êtres sensibles, intelligents et sociaux. Dès lors, avons-nous encore le droit de les manger ?

 

Aymeric Caron a mené l'enquête pour décrire, avec verve et humour, tous les aspects de notre étrange rapport à la viande. » (Source)

 

Voilà un livre à mettre dans toutes les mains ! Riche en informations, compréhensible et vulgarisé, des chiffres mais sans frôler l’indigestion, une structure claire, il a presque tout pour plaire.

 

J’ai beaucoup apprécié ce livre, je l’ai également lu d’une traite. Bien construit, logique, il se laisse lire sans s’en rendre compte. On avance chapitre par chapitre dans la problématique de l’exploitation animale, mais aussi dans celle du végétarisme. Les difficultés rencontrés en société par exemple lorsqu’on est en végétarien et l’image du végétarisme dans la société.

 

Un chapitre un peu spéciale que j’ai particulièrement apprécié et que je n’ai retrouvé dans aucune de mes lectures jusqu’à présent c’est celui sur le cannibalisme. Il est très intéressant et la réflexion autour vaut, à mon sens, le détour.

 

Petit bémol : son manque de cohérence, à certains moments, comme le chapitre où il se positionne par rapport au végétalisme et au  véganisme. On sent que c’est encore flou dans son esprit, qu’il sait au fond de lui-même que son argumentation ne tient pas la route mais qu’il essaie malgré cela de  justifier son comportement.

On sent également une certaine vision stéréotypé et réfractaire au véganisme, comme  lorsqu’il raconte un repas qu’il a pris avec une vegan, ou encore l’agression verbale qu’il a subit d’une autre vegan qui lui dit que « être végétarien ça ne sert à rien, autant manger de la viande ». Je pense qu’il n’est pas tombé sur les bonnes personnes ! ;-)  

 

C’est un livre qui, dans son ensemble et ce malgré quelques défauts, mérite d’être lu. Je le conseil pour l’offrir à quelqu’un qui s’intéresse au sujet, qui veut en savoir plus, sans tomber dans la littérature scientifique bien « lourdes ».  A offrir sans hésitation pour sensibiliser son entourage ;-) 

 

PS : petit point négatif qui ne concerne que moi : je n'aime pas du tout la couverture! Et puis cette idée de mettre sa tête...un peu too much :-D